Cette image, extraite d'une vidéo diffusée par le service de presse de l'armée colombienne, montre des soldats en patrouille à Planadas, dans le département de Tolima, en Colombie, le 2 novembre 2026 ( Colombian Army / Handout )
Un attentat au camion piégé a fait quatre morts dans l'ouest de la Colombie, dont un bébé de deux mois, a annoncé lundi le ministère de la Défense, qui a attribué cette attaque à des dissidents de l'ex-guérilla des Farc.
Depuis son arrivée au pouvoir en août, le président de droite dure, Abelardo de la Espriella, a lancé une offensive contre des campements de guérilleros, qui a déjà fait des dizaines de morts, parmi lesquels au moins huit mineurs.
De leur côté, les groupes armés illégaux mènent attaques à l'explosif et assassinats. La semaine dernière, au moins quatre attentats ont été commis, dont un dans lequel un policier a été tué.
"Ces crimes ne resteront pas impunis !", a écrit le chef de l'Etat sur le réseau social X, en qualifiant ces attaques de "lâches attentats narco‑terroristes".
La dernière en date s'est produite aux abords d'une base militaire dimanche soir dans la municipalité de Planadas, au sud du département de Tolima. Un camion chargé d'explosifs a sauté, causant des dégâts à l'hôpital et à plusieurs habitations.
Le ministère colombien de la Défense a attribué les explosions à des "membres de la structure Gerónimo Galeano", un groupe dissident des FARC, la guérilla qui a signé un accord de paix avec le gouvernement en 2016.
"C'est avec une profonde douleur que j'informe du bilan, encore provisoire, d'un attentat à Planadas qui a fait quatre morts, dont un bébé de seulement deux mois. Inadmissible !", a déclaré la gouverneure de Tolima, Adriana Magali Matiz, sur X.
Une vidéo montre une femme crier désespérément tandis qu'un homme extrait des gravats un petit corps enveloppé dans une couverture. Sur d'autres images, des personnes ensanglantées sont étendues parmi des décombres, qui jonchent les rues.
"Acte vil et criminel"
L'explosion a fait 17 blessés, selon le ministère de la Défense, qui a déployé un hôpital de campagne pour prendre en charge les victimes.
Cet attentat est "un acte vil et criminel que nous condamnons avec la plus grande fermeté", a encore écrit Mme Matiz sur X.
"S'en prendre à la population civile, à nos soldats et aux familles de Tolima, c'est franchir une ligne que nous ne tolérons pas", a-t-elle ajouté.
Cette photo, fournie par le service de presse de l'armée colombienne, montre des soldats en patrouille près d'un hôpital à Planadas, dans le département de Tolima, en Colombie, le 2 novembre 2026 ( Colombian Army / Handout )
Le président De la Espriella a averti qu'il allait amplifier la lutte contre les groupes armés clandestins.
"Nous poursuivrons les bombardements contre des objectifs militaires légitimes, nous intensifierons les opérations spéciales et nous avancerons dans la relance des fumigations (de cultures illégales, NDLR) conformément à la loi", a-t-il affirmé.
Selon le maire de Planadas, outre le camion piégé, "les habitants ont aperçu des drones qui survolaient le centre urbain" de la localité, appareils dont les groupes armés font de plus en plus usage.
La Colombie connaît actuellement une nouvelle vague de violences, attisées par la confrontation entre des guérillas et des cartels pour le contrôle des routes du narcotrafic dans ce pays, premier producteur mondial de cocaïne.
Le 1er septembre, l'explosion d'une voiture piégée avait fait un mort et 11 blessés. Trois semaines plus tard, trois soldats avaient été tués et quatre autres blessés après avoir marché sur des engins explosifs posés par un groupe dissident de la guérilla dissoute des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc, marxistes).

0 commentaire
Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement
Signaler le commentaire
Fermer